Le web 2.0 c'est avant tout un groupe de gens, disons quelques dizaines de milliers en France et certainement quelques centaines de milliers dans le monde, qui investiguent de nouvelles possibilités du web.
Tout va très vite car les outils ont beaucoup évolué ces dernières années avec le haut débit (ADSL), les mobiles connectés au réseau Internet et avec des premiers navigateurs, les premiers pas du très haut débit (fibre), des navigateurs web plus évolués (AJAX), des services plus ouvert (API/SOAP), des OS plus connectés, des mini programmes (widgets). La vidéo commence à envahir le net dans des services dédiés (Youtube, Dailymotion) et plus récemment dans les sites d’information en ligne (01Net, ZDNet).
Ce que je trouve le plus fascinant dans tous ces nouveaux services en ligne « 2.0 » c’est de sentir la puissante du « moteur » d’Internet dans les démarrages ou les accélérations fulgurantes de certains services. Je pense que la puissance de ce moteur est directement lié à la vitesse d'adoption d'Internet par le grand public (ici en rouge complétement à gauche). On est connecté et pas qu'un peu. On est connecté et récéptif à ce qui arrive car tout est encore nouveau et pour très longtemps.

Twitter en est le bon exemple. Dans ce service il s’agit de dire en permanence ce que nous faisons. Des amis peuvent s’inscrire à notre liste de messages postés depuis n’importe quel objet fixe ou mobile connecté à Internet et nous pouvons bien entendu nous inscrire aux listes de nos amis pour la aussi savoir ce qu’ils font. Simple et efficace, ce nouvel usage d’Internet recycle le bon vieux mIRC et utilise les techniques virales de base.
J’étais invité à une soirée la semaine dernière, ou la majorité des gens se connaissent et twittent entre eux à longueur de journée. Tout le monde savait ce que les autres avaient fait sans discontinuité. Comme si l’espace n’existait plus entre eux. Voilà un premier service « web 3.0 » collaboratif et réellement utilisable tout le temps, derrière son PC mais aussi en mobilité. On ne parle plus de convergence car il est normal que le service converge.
Les gens qui utilisent Twitter twittent à longueur de journée. Comme MSN ou Skype en mode chat. Un service viral est aussi un service qui rend « addict ». Je me considère déjà drogué du Net, je lis mes emails à longueur de journée, ma société travaille dans le domaine d’Internet et mes loisirs sont en grande partie sur le Net eux aussi. Voilà enfin des services adaptés à des gens comme moi, qui peuvent les communiquer à des amis qui sont comme eux. Le service viral on l’aura compris est un service qui utilise des traits caractéristiques du comportement de groupes d’individus et qui les relient entre eux.
La progression des services viraux ne doit pas être freinée par quoi
que se soit. J’admire ceux qui ont été au bout de leur inscription
Second Life. Je n’ai pas eu le courage pour ma part. Par contre un site
comme Miniville a tout compris. Pas d’inscription pour le visiteur et dans ce cas précis même pas pour le créateur du sujet visité ! Le
concept est de créer une ville qui recevra un habitant de plus à chaque
fois que quelqu’un vient la voir sur un adresse Internet qui vous est
unique comme agematis.miniville.fr (merci d'ailleurs de cliquer au passage). Chaque jour vous pouvez revenir sur
place et compter dans l’ajout des habitants. Mais une fois par jour. La répétition coordonnée sur ce rythme et la bonne raison de revenir sont la clé dans ce service. Ca me rappel le bon vieux « Bananalotto.com » des années 2000.
Le nombre d'utilisateurs d'Internet augmentant avec le temps, les phénomènes viraux sont de plus en plus impressionnants en valeur absolue. Rien n’indique encore que Twitter aura une part de pénétration plus rapide que les blogs en pourcentage par contre.
Cependant en toute logique les gens connaissant des gens (se reporter au « Small World Effect ») le taux de pénétration devrait être supérieur.
C'est en tout cas la conclusion de Kottke.org sur un excellent article ici.