Après quelques semaines de test de Twitter voici quelques impressions dans le désordre :
- je blog moins car Twitter rend feignant les blogueurs qui n'aiment pas trop écrire (ambivalence du bloggeur). Deux catégories de bloggeurs se distinguent à ce stade : ceux qui réseautent et écrivent pour leur réseau et ceux qui écrivent pour la communauté sans destinataire particulier identifié. Twitter va tuer la deuxième catégorie, qui va se mettre a twitter et non plus à blogger,
- il s’agit d’un outil communautaire plus qu'un outil de blogging. 140 caractères c'est un peut court quand même pour raconter quelque chose, même pour ceux qui pratiquent le SMS depuis longtemps,
- la langue utilisée est plutôt l’anglais pour le moment mais le grand public rétablira une logique Touboniste rapidement,
- l’outil permet rapidement de savoir si l’on a plus d’amis que les autres, c’est aussi cela les nouveaux outils du web, on mesure sans arrêt sa position par rapport aux autres (Facebook, Alexa, LinkedIn, etc.),
- de véritables pistes de monétisation existent et contrairement aux premières railleries que l’on pouvait lire ici ou là, Amazon a par exemple parfaitement su l’utiliser (http://twitter.com/amazondeals) ou NeufGiga (http://twitter.com/NeufGiga) (voir aussi cet article sur ReadWriteWeb),
- la disponibilité de l’application en mobilité est une obligation pour aller au bout du concept,
- de nouveaux rapports sociaux s’installent : l’on sait a longueur de journée ce que font nos amis, contacts ou personnes que l’on souhaite suivre et qui ne nous connaissent pas. Qu’allons-nous nous raconter lors de notre prochaine rencontre physique alors que l’on sait dans les grandes lignes ce que nous avons fait chaque jour où nous étions séparés ?