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14 novembre 2007

Courrier des lecteurs(trices)

Commentaire reçu d'une employée de Sanofi (qui n'a visiblement pas les droits sur son intranet pour poster directement sur Camblog). et ma réponse ci-après mais il faut cliquer (et sans accents comme dans mes emails !).

Attention originalité, cet échange permet de rassembler sur l'équivalent d'une page A4 ancienne économie : Sanofi, évidement Aventis, la bourse, un proverbe chinois, le camblog, Mr Shimon Peres, évidement Facebook, la rue Le Pic, les Batignolles, Edison, Maximus, des tas d'ampoules (au moins 200), Barbara, Breton, Verlaine, Max Jacobs, le groupe de rock "Les Communards", évidement Google, Germain Pilon (c'était qui ça déjà ?) et l'on va préparer un délis d'initié massif en plus.



"Ma réflexion est trop longue pour faire un commentaire sur ton post du 28/10. Mais vraiment j’avais envie d’y répondre et même j’en aurais bien débattu et discuté en direct avec toi…

Paske je trouve que ce que tu dis sur Peres est un tout petit peu trop simple… Décidemment, tu ne lis pas toujours (ou toujours pas ?) entre les lignes, Camborde J ! A moins que ce soit le format qui ne te gène… 

Etonnant, et peut-être même un subtil mélange entre humilité et d’ironie, dans le fait que ces mots viennent d'un homme qui a "fait" une partie du passé et donc, forcément, une partie du futur... (What you do in life echoes in eternity, comme dirait mon copain Maximus)

Mais je crois que, plus que la notion de perdre du temps, c'est celle d'en gagner qui ressort de ce que dit Peres. Edison a dit "Chacune des 200 ampoules qui n'ont pas fonctionné m'a appris quelque chose dont j'ai pu tenir compte pour l'essai suivant". Ben je crois que c’est ca qui est bien avec ce que dit Peres sur l’utilisation des machines, de Google et de ce brassage d’information en général. Ca te permet plusieurs choses :

- Soit de repartir à partir de la 200eme ampoule au lieu de refaire tout le chemin depuis la première pour arriver au même résultat qu’Edison

Ca c’est de l’agrégation, de la compilation de passé qui te fait gagner un temps énorme. Mais c’est aussi, à mon sens, un procédé dangereux parce que comme tu as la solution toute prête, ca peut, dans une majorité de cas, t’orienter sur des pistes déjà (pré-)tracées, cachées dans l’inconscient collectif

- OU de repartir de la 42eme pour faire quelque chose de complètement différent du résultat auquel est arrivé Edison, voire de trouver autre chose, qu’Edison lui-même n’a pas su créer…

- Cette phrase, et sa présence sur cette toile d’araignée (qui au passage et jusqu’à présent n’a encore pas pris la poussière), te dit aussi (et pour le coup je pense que ça devrait te parler), que c’est important voire vital de se planter parfois…

On refait « en permanence » les mêmes erreurs jusqu’à ce qu’on comprenne pourquoi ou mieux, « comment » en sortir. Et là, il ne nous arrive plus que de les faire « parfois », mais là je dérive sur un autre débat…

Ce qui est intéressant en revanche c’est de voir l’approche que toi tu fais de parisavant.com et de montrer l’autre danger de ne chercher qu’un passé compilé de la solution n°1 ci-dessus… Qui te donne une version aseptisée et une vision épurée des choses… Mais remarque, c’est bien vers quoi nous tendons : quelque chose de très propre… Je m’égare à nouveau…

Mais pourquoi cites-tu Barbara et Breton ? Est-ce une question d’ambition ? Est-ce une question d’aura dont tu espérerais qu’elle t’envahisse ? Le fait de savoir que Verlaine ou Max Jacobs ont habité et créé dans ta propre rue (même pas besoin d’aller Square Brochant, dit-donc) te rend-il plus créatif ou plus homosexuel ? Je n’ai pas souvenir que tu aimais Barbara…

Parce que moi je retiens aussi que le kiosque du square des Batignolles recouvre un charnier de Communards et que certains sont tombés dans la rue Germain Pilon… Même si j’aime passionnément Barbara… et Paris.

C’est cette démarche de fond dans ta réflexion que j’aimerais comprendre…

Et ben ça fait du bien d’écrire, mais encore une fois, j’en aurais bien tchatté en direct avec toi sur ces sujets

Je vais peut-être finir par faire un blog, finalement …

@plus"

Chere lectrice du Camblog,

Je te remercie pour ce long commentaire, qui est le plus long que j'ai recu a ce jour sur mon blog. Il m'aura donc fallu quelques jours pour tout bien lire a mon rythme et te repondre je m'en excuse platement.

Tout d'abord il serait bon que tu ouvres un compte Facebook pour depoussierer ta toile, j'ai vu que tu n'en avais pas et tu constateras rapidement que c'est tres utile a l'usage y compris pour quelqu'un qui a delaisse la nouvelle economie pour la pharmacie (au fait tu as un tuyau pour l'evolution du cours de S-A ?).

Concernant tes remarques sur les propos de Mr Peres et principalement ton point sur "besoin d'apprendre du passe au travers de ses echecs" je pense que ce n'est pas incompabile avec ce qu'il voulait dire. Je suis aussi d'accord avec toi que son point etait oriente "temps de cerveau disponible". Je ne pense pas qu'il voulait dire "ignorez le passe" mais plus en effet "accedez vite a l'info avec google" et "utilisez ce qui vous est utile au lieu de recevoir une lecon d'ecole generaliste sur le passe". En plus depuis il est a nouveau dans l'action du present ce Mr.
D'ailleurs, il a dit deux autres trucs vachement interessant du genre : "Nous on passe notre temps a faire la guerre, comme quoi apprendre notre passe a l'ecole ne nous apprend rien du tout pour gerer le present intelligement." et "les gars de google ils ont construit une boite dont la valo est superieure au budget de la plupart des etats en conflit au moyen orient et ce sans tuer personne!".

Pour ce qui est de mon quartier, tu as raison je n'ai pas encore lu toutes les pages du guide du Paris d'Avant que j'evoquais dans un post recent et je continue a decouvrir. Tiens d'ailleurs tu savais qu'il s'est passe plein de choses autour de la rue Le Pic (meme avant que les Nuls s'y interessent).

Concernant les ampoules moi j'ai appris par le passe que trop faire de marche a pied a tendance a en procurer des douloureuses. Aussi je continue a eviter autant que possible cette occupation pour ma part.

Plus serieusement parce que l'heure est grave au palais Brognard, le proverbe boursier du jour : "C'est lorsque la mer se retire que l'on commence à voir ceux qui se baignaient tout nu".

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Commentaires

Pour le délit d'initié, c'est pas gagné puisque la demoiselle en question n'est pas employée de Sanofi, meme si elle use de son intranet liberticide. Avec un commentaire pareil, tu vas me faire avoir des ennuis pour non respect de la charte d'utilisation Internet S-A!

Concernant Peres, c bien le fond de son discours, qui ne transparaissait pas dans ton post initial...

Et pour Brognard, te connaissant un peu, je pense et j’espère que toi tu as dû mettre un caleçon pour prendre un bain de mer, non ?

See u

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