imeem Led Zep
J'ai pas tout compris à imeem mais par contre j'ai bien compris qu'ils aiment aussi Led Zep et ça c'est déjà bien ! Ca se passe là.
J'ai pas tout compris à imeem mais par contre j'ai bien compris qu'ils aiment aussi Led Zep et ça c'est déjà bien ! Ca se passe là.
Après quelques semaines de test de Twitter voici quelques impressions dans le désordre :
- je blog moins car Twitter rend feignant les blogueurs qui n'aiment pas trop écrire (ambivalence du bloggeur). Deux catégories de bloggeurs se distinguent à ce stade : ceux qui réseautent et écrivent pour leur réseau et ceux qui écrivent pour la communauté sans destinataire particulier identifié. Twitter va tuer la deuxième catégorie, qui va se mettre a twitter et non plus à blogger,
- il s’agit d’un outil communautaire plus qu'un outil de blogging. 140 caractères c'est un peut court quand même pour raconter quelque chose, même pour ceux qui pratiquent le SMS depuis longtemps,
- la langue utilisée est plutôt l’anglais pour le moment mais le grand public rétablira une logique Touboniste rapidement,
- l’outil permet rapidement de savoir si l’on a plus d’amis que les autres, c’est aussi cela les nouveaux outils du web, on mesure sans arrêt sa position par rapport aux autres (Facebook, Alexa, LinkedIn, etc.),
- de véritables pistes de monétisation existent et contrairement aux premières railleries que l’on pouvait lire ici ou là, Amazon a par exemple parfaitement su l’utiliser (http://twitter.com/amazondeals) ou NeufGiga (http://twitter.com/NeufGiga) (voir aussi cet article sur ReadWriteWeb),
- la disponibilité de l’application en mobilité est une obligation pour aller au bout du concept,
- de nouveaux rapports sociaux s’installent : l’on sait a longueur de journée ce que font nos amis, contacts ou personnes que l’on souhaite suivre et qui ne nous connaissent pas. Qu’allons-nous nous raconter lors de notre prochaine rencontre physique alors que l’on sait dans les grandes lignes ce que nous avons fait chaque jour où nous étions séparés ?
Le web 2.0 c'est avant tout un groupe de gens, disons quelques dizaines de milliers en France et certainement quelques centaines de milliers dans le monde, qui investiguent de nouvelles possibilités du web.
Tout va très vite car les outils ont beaucoup évolué ces dernières années avec le haut débit (ADSL), les mobiles connectés au réseau Internet et avec des premiers navigateurs, les premiers pas du très haut débit (fibre), des navigateurs web plus évolués (AJAX), des services plus ouvert (API/SOAP), des OS plus connectés, des mini programmes (widgets). La vidéo commence à envahir le net dans des services dédiés (Youtube, Dailymotion) et plus récemment dans les sites d’information en ligne (01Net, ZDNet).
Ce que je trouve le plus fascinant dans tous ces nouveaux services en ligne « 2.0 » c’est de sentir la puissante du « moteur » d’Internet dans les démarrages ou les accélérations fulgurantes de certains services. Je pense que la puissance de ce moteur est directement lié à la vitesse d'adoption d'Internet par le grand public (ici en rouge complétement à gauche). On est connecté et pas qu'un peu. On est connecté et récéptif à ce qui arrive car tout est encore nouveau et pour très longtemps.
Twitter en est le bon exemple. Dans ce service il s’agit de dire en permanence ce que nous faisons. Des amis peuvent s’inscrire à notre liste de messages postés depuis n’importe quel objet fixe ou mobile connecté à Internet et nous pouvons bien entendu nous inscrire aux listes de nos amis pour la aussi savoir ce qu’ils font. Simple et efficace, ce nouvel usage d’Internet recycle le bon vieux mIRC et utilise les techniques virales de base.
J’étais invité à une soirée la semaine dernière, ou la majorité des gens se connaissent et twittent entre eux à longueur de journée. Tout le monde savait ce que les autres avaient fait sans discontinuité. Comme si l’espace n’existait plus entre eux. Voilà un premier service « web 3.0 » collaboratif et réellement utilisable tout le temps, derrière son PC mais aussi en mobilité. On ne parle plus de convergence car il est normal que le service converge.
Les gens qui utilisent Twitter twittent à longueur de journée. Comme MSN ou Skype en mode chat. Un service viral est aussi un service qui rend « addict ». Je me considère déjà drogué du Net, je lis mes emails à longueur de journée, ma société travaille dans le domaine d’Internet et mes loisirs sont en grande partie sur le Net eux aussi. Voilà enfin des services adaptés à des gens comme moi, qui peuvent les communiquer à des amis qui sont comme eux. Le service viral on l’aura compris est un service qui utilise des traits caractéristiques du comportement de groupes d’individus et qui les relient entre eux.
La progression des services viraux ne doit pas être freinée par quoi
que se soit. J’admire ceux qui ont été au bout de leur inscription
Second Life. Je n’ai pas eu le courage pour ma part. Par contre un site
comme Miniville a tout compris. Pas d’inscription pour le visiteur et dans ce cas précis même pas pour le créateur du sujet visité ! Le
concept est de créer une ville qui recevra un habitant de plus à chaque
fois que quelqu’un vient la voir sur un adresse Internet qui vous est
unique comme agematis.miniville.fr (merci d'ailleurs de cliquer au passage). Chaque jour vous pouvez revenir sur
place et compter dans l’ajout des habitants. Mais une fois par jour. La répétition coordonnée sur ce rythme et la bonne raison de revenir sont la clé dans ce service. Ca me rappel le bon vieux « Bananalotto.com » des années 2000.
Le nombre d'utilisateurs d'Internet augmentant avec le temps, les phénomènes viraux sont de plus en plus impressionnants en valeur absolue. Rien n’indique encore que Twitter aura une part de pénétration plus rapide que les blogs en pourcentage par contre.
Cependant en toute logique les gens connaissant des gens (se reporter au « Small World Effect ») le taux de pénétration devrait être supérieur.
C'est en tout cas la conclusion de Kottke.org sur un excellent article ici.
Quand je vous dis que l'on est bien en France pour développer sa startup Internet ...
"And now the French Web 2.0 Wave
By Jerome Archambeaud
France leads Europe in its enthusiasm for Web 2.0 startups, an industry that has doubled in size across the continent since 2005. According to Dow Jones/Venture One data French start-ups raised close to $40 million in venture capital in 2006, accounting for 40% of the total dollars invested in the category across Europe last year ($101 million), and nearly double the money invested in British Web2.0 companies.
What are the forces behind this French 2.0 wave?
Broadband and Cultural roots, for starters!"
La suite ici ...
J'ai observé la déferlante de nouveaux services Internet, comme s'ils s'étaient accumulés quelque part depuis 2002, puis précipitamment poussés en ligne par la pression des clients internautes dix fois plus nombreux et avides de nouveauté. Ils étaient accumulés quelque part ou plutôt d'un peu partout car contrairement aux années 2000 un semblant de rééquilibrage mondialiste s'est opéré sur les services Internet qui peuvent aussi venir de la vieille Europe ou de la plus ancienne encore Asie. N'étant pas complètement anosmique j'ai recherché pourquoi tant de cerveaux brillants se relançaient dans la net économie alors sinistrée.
Cette deuxième vague de services proposés par des sociétés naissantes, qui doivent faire avec leurs ainées devenues géantes et prédatrices parfois indubitablement recherchées d'ailleurs, est d'autant plus facilitée que les coûts de production et de diffusion de l'innovation sont extrêmement réduits grâce aux standards open source, aux blogs et flux de diffusion type RSS.
Lancement de concept simplifié et réussites d'audiences parfois lapidaires, il est fort à parier que les capitaux vont suivre en masse maintenant qu'Internet possède une réelle audience capable de consommer des services très élaborés, même si le souvenir de la bulle reste encore assez vif dans les esprits.
Coûts de production d'un service réduits (principalement de la matière grise et du temps), coûts de diffusion réduits (principalement du buzz et donc du temps à nouveau mais qui peut être en parallèle du temps de production), un service en ligne ne nécessitant pas de livrer une marchandise ou d'acheter un contenu pour le revendre (puisque le contenu sera généralement apporté par le client lui-même), tous les facteurs étaient rassemblés pour la naissance d'un modèle gratuit aussi connu sous " web 2.0 " (acronyme en vogue avec 360 208 résultats Technorati).
Etant moi-même un récent ex-épicier tout droit venu du " brick & mortar " (terme en perte de vitesse avec seulement 24 426 résultats Technorati) je n'ai pas forcément eu l'habitude de rencontrer des entreprises spécialisées dans la création de produits gratuits, qui semblent destinées à tout offrir à leurs clients et ne pas contribuer à la valeur ajoutée du distributeur de son service. Mais ayant aussi eu le plaisir de participer aux premiers pas d'Internet en France dans des " startups à tout faire " et ayant par ailleurs travaillé dans un groupe de média, je suis assez curieux des nouveaux modèles services/média/marchand.
Me voici donc taxonomiste 2.0 et en synthèse nous trouvons dans la nébuleuse du " web 2.0 " des modèles :
- de services ou logiciels,
- de synthèse de contenus déjà disponibles, parfois sous forme de " mashup " permettant de s'appuyer sur un service déjà existant et principalement alimenté par les internautes eux-mêmes et en absence totale de coercition en ligne,
- de publication sur le net pour tout un chacun.
Pour les modèles de services ou logiciels en ligne "Sotfware as a service" (100 requêtes jour dans Technorati, en augmentation) comme Netvibes, Zoho, Flickr, et bien entendu Steek (voir aussi cette liste) les charges des entreprises sont principalement des ressources humaines dans l'équipe de développement du produit/service. Les concepts leur sont propres, les contenus ou services sont apportés par d'autres via des " API ". Leur gratuit à eux n'entraîne pas de charge de structure significative supplémentaire, un utilisateur de plus est donc le bienvenu.
Pour les modèles de synthèse de contenus déjà disponibles et de publication comme Youtube, Wikipedika, Technorati, Craig’s List, Del.icio.us, Digg, ou plus proche de nous Dailymotion, Zlio, Fuzz, Wikio, les coûts sont là aussi dans la masse salariale, mais aussi dans les ressources serveurs, bande passante et stockage des données nécessaire à la réalisation du service rendu. L'utilisateur gratuit est un peu plus pesant dans ce modèle et le coût pour l'entreprise de son usage du service devra être rapproché du revenu que l'on pourra tirer de cet usage.
Dans les modèles " web 1.0 " (que je préfère appeler des années 2 000 et je ne dois pas être le seul car ca ne fait que 13 181 résultats dans Technorati) les services en vue étaient principalement marchands avec Amazon, Lastminute, WallMart.com, Tesco.com, Dell.com ou plus proche de nous CDiscount/Rue du Commerce ou La Redoute.com. Des services où il faut généralement acheter, préparer, envoyer ou transmettre la marchandise, encaisser et supporter les clients.
Certes des " purs modèles " comme Ebay, Google, Yahoo ou plus proche de nous Kelkoo avaient déjà inventé la monétisation de services virtuels mais les utilisateurs ne contribuant que très peu on ne peut pas réellement les classer " web 2.0 ". Il est notable que tous ces services ont par ailleurs opté une monétisation de leur audience auprès d'annonceurs sous une forme ou sous une autre, que ce dernier soit externe ou participant contributif au service.
A noter tout de même qu'à l'époque le débat d'idée tournait autour de la présumée compétition entre les modèles " online " et les impavides modèles des marchands traditionnels. Finalement ce sont les éditeurs et producteurs de contenu qui ont globalement souffert plus que les distributeurs !
Pas de trace de gratuit/gratuit dans notre historique web commercial donc. Alors que vont devenir les modèles gratuits actuels des jeunes pousses " web 2.0 " ?
Il est fort à parier que ces dernières trouveront leur voie et aboutissement commerciaux dans les domaines suivants :
- publicitaire, plus simple à mettre en œuvre mais nécessite un ciblage précis de leur audience. Quelle valeur aura alors l'utilisateur d'un service gratuit en ligne et le marché pourra t-il absorber toutes les nouvelles offres de " pages vues " ? Quand on sait par ailleurs que selon Alexa 2 000 sites dans le monde font 90% de l'audience, il est déjà un euphémisme de prédire que peu de places seront disponibles si cette " Pareto " aggravée en reste là.
- " service en marque blanche " revendu à un acteur non " web 2.0 " mais qui souhaite bénéficier des nouveaux services créés, là on s'approche d'un modèle d'éditeur de logiciel déjà connu,
- Gratuit/payant avec une contribution demandée à l'utilisateur pour accéder à des fonctions avancées du service, modèle déjà adopté par des acteurs comme MyBlogLog, Linkedin, Flickr ou plus proche de nous Viaduc et bien entendu Steek sous sa forme backup Steekup.com. Tous les services ne pourront pas aller jusque là à mon sens car la valeur perçue pour la majorité d'entre eux sera trop faible et la concurrence trop nombreuse.
Y a-t-il une place pour de nouveaux services qui ne respecteront pas les règles sous influence " 2.0 " ? A moins de détenir une technologie propriétaire et très en avance comme Riya.com je ne vois pas trop de solution alternative. Et encore ces derniers l'on fait connaître avec un moteur de recherche pastiche avant de lancer Like.com leur " SAAS " qui je suppose doit être proposé en marque blanche aux " web 1.0 ".
Le gratuit comme budget de communication ? Finalement Riya n'aura pas eu besoin de campagne de bandeaux ou mots clés, ni de location d'une péniche sous la tour Eiffel. Un service original comme un moteur de recherche de photo avec reconnaissance de visage, une pointe de bouche à oreille et le voilà référant de son domaine.
S'il me faut choisir entre une campagne de communication qui va donner une syncope à mon investisseur et un blog ou du gratuit sur mon service peu d'hésitation ai-je alors.
L'approche gratuite du Web 2.0 est donc une approche de la vente différente, le bénéfice client d'abord et la valeur ajoutée pour l'entreprise ensuite ou après ou jamais. Certains vont se faire piéger par cette nouvelle forme de marketing qui cache un vrai business de services à très forte valeur ajoutée et parfois très ciblés.
Le modèle gratuit/payant ne détruit pas de la richesse pour l'entreprise qui le porte si le service possède une valeur réelle et monétisable à un moment donné (qui peut ne pas être lors du lancement). Les services à valeur perçue faible n'ont ni plus ni moins de chances dans ce modèle que dans un modèle dit " try & buy " où l'utilisateur peut tester gratuitement pendant une période restreinte. La concurrence parfaite pouvant s'exercer sur le net (on est toujours à un clic de souris de son concurrent) les " try " peuvent se succéder de service en service jusqu'à ce qu'un d'entre eux dégage une valeur perçue suffisante pour que l'utilisateur se transforme en client. Tout est donc dans la finesse et l'interface mais là rien de nouveau sous le soleil même 2.0 !
PS : A lire sur le sujet du business du gratuit en général et PtoP en particulier
L'âge de Peer : Quand le choix du gratuit rapporte gros